X-Men Apocalypse : notre critique du film

Notre avis

710X-Men Apocalypse de Bryan Singer est en salles depuis le 18 mai. Que vaut donc ce nouvel épisode des mutants de Charles Xavier face au terrible Apocalypse incarné par Oscar Isaac ?

Divertissant, spectaculaire, créatif et ambitieux dans sa première partie, notamment dans sa présentation des nouveaux mutants (Quicksilver est génial !), le film se perd malheureusement dans un final convenu.

X-Men Apocalypse se maintient néanmoins au dessus de nombreuses productions du genre.

Voici notre critique qui met en avant les 5 points forts et les 5 points faibles du film évènement.

X-Men : Apocalypse


Les 5 points forts :



– La séquence d’ouverture en pleine Egypte Antique est tout simplement impressionnante. La vénération de tout un peuple envers Apocalypse lui confère une posture divine et donc, intrinsèquement, une puissance dont la seule évocation peut clouer d’impatience le spectateur à son siège.



– Le film est centré sur une nouvelle génération d’étudiants à l’Institut Xavier. Suivre ces adolescents à travers la découverte, l’acceptation et la maîtrise de leurs nouveaux pouvoirs les rendent particulièrement attachants (mention spéciale à Scott Summers / Cyclope qui représente à lui seul tous les tourments adolescents, notamment par le biais de sa relation avec la jeune Jean Grey). La simple présence de ces jeunes à l’écran apporte une véritable bouffée d’air frais au milieu d’une structure triangulaire adulte (composée de Magnéto / Mystique / Charles Xavier) qui semble encore et toujours figée dans le marbre.





Quicksilver brille une nouvelle fois dans une scène encore plus fun et impressionnante que la très marquante scène d’évasion de X-Men Days of Future Past. Par son humour, son bagout et son côté décomplexé, il arrive même, une nouvelle fois et en une poignée de séquences, à voler la vedette aux grosses stars du film.






– Un personnage attendu fait son grand retour : violent, furieux et terriblement expéditif, il réjouira les fans de sa simple (mais trop courte) présence.



– Bryan Singer n’a toujours pas digéré le fait de n’avoir pas pu réaliser X-Men 3… Pour notre plus grand plaisir ! Car après avoir détruit la version de Brett Ratner en introduisant les voyages temporels et en modifiant la ligne chronologique de la saga, il ne se gêne pas, ici, pour piquer une nouvelle fois au vif et de manière très drôle le troisième opus de la saga.

X-Men : Apocalypse



Les 5 points faibles :



– Toute la deuxième moitié du film manque terriblement d’originalité, reprenant les mêmes poncifs inhérents à la saga (et plus généralement aux films de super-héros classiques) tels que la recherche du dépassement de soi, l’union qui fait la force, ou bien encore l’abnégation absolue.



– En terme de mise en scène, X-Men Apocalypse ne se démarque malheureusement pas assez des opus précédents. Bryan Singer n’étonne plus en reprenant des effets de mise en scène certes toujours efficaces mais surtout terriblement similaires à ceux des premiers opus… Qui datent d’il y a plus d’une décennie !



Apocalypse, le personnage qui donne son nom au titre du film, se révèle être très décevant. Présenté comme l’adversaire ultime, le père des mutants possède des pouvoirs dits incommensurables qui ne sont pourtant que trop rarement montrés à l’écran. Par ailleurs, son histoire et ses intentions sont tellement clichés que tout son charisme s’effondre jusqu’à en faire un adversaire tout à fait lambda.



Psyclocke, pourtant très bien interprétée par la jolie Olivia Munn, dénote vraiment avec le reste du casting. Hyper sexualisée, elle représente clairement le cachet « cosplay Power Rangers » du film. Certains pourront adorer, d’autres pourront rigoler.






– Le personnage de Magnéto est totalement abandonné en cours de route. Exilé en Russie où il a refait sa vie, il est tiré de son anonymat par un scénario qui utilise une nouvelles fois les énormes ficelles usées de la saga : son côté indécis quant au camp qu’il doit choisir et les valeurs qu’il doit défendre, sa puissance destructrice un brin vaniteuse (après avoir soulevé des sous-marins, puis un stade de football, c’est ici à une cité entière qu’il s’attaque) et une nouvelle confrontation avec un passé marqué au fer rouge dans un camp de concentration. Pour faire simple, à part Charles Xavier qui s’en tire grâce à son humour et son côté protecteur vis-à-vis de ses étudiants, Mystique et Magnéto semblent totalement dépassés et leur quête particulièrement inintéressante à suivre, agissant avant tout comme un frein à une jeunesse folle et décomplexée qu’on aurait préféré suivre sur la totalité du long-métrage.