Venom : le gros Fuck You de Tom Hardy aux films de super-héros – critique du film

Notre avis

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Oui Venom est aussi pourri qu’on le dit. Mais il jongle avant tant de mauvais goût, qu’il en devient divertissant par dépit ! C’est à se demander si quelqu’un est bien aux commandes du film parfois. Allez-y en vous disant que vous allez voir un Sharknado à 100 millions de dollars.

Précédé de critiques désastreuses aux Etats-Unis, décrit comme le pire film de super-héros depuis Catwoman avec Halle Berry ou encore Green Lantern et les 4 Fantastiques, peu aidé par une promo confuse (Tom Hardy qui clame que les meilleures scènes ne sont pas dans le film avant de se contredire), Venom partait avec de sacrées casseroles accrochées à ses fesses de symbiote.
Cependant, sa sortie a été stratosphérique outre-Atlantique. Non seulement le film de Ruben Fleischer (Bienvenue à Zombieland) signe un record pour le mois d’octobre (80 millions de dollars en un week-end) mais il cumule plus de 200 millions de dollars dans le monde en quelques jours à peine. Autant dire que Sony et Tom Hardy ont gagné leur pari.

Venom

Mais le film alors ? Tout ce que vous avez pu entendre au sujet de Venom est vrai. C’est une horreur, « un étron dans le vent » pour reprendre une expression du symbiote.

Venom paraît avoir 15 ans de retard par rapport à la MCU de Marvel. L’humour est si lourd que l’on se demande parfois ce qui a bien pu se passer dans la tête de ses scénaristes (la scène du restaurant à la Jim Carrey où Tom Hardy prend un bain dans un aquarium risque de lui coller longtemps aux basques).

Venom

Riz Ahmed incarne un méchant aussi cliché que possible, Michelle Williams semble complètement paumée et les effets spéciaux se rapprochent plus d’un Tex Avery que d’un film de super-héros.

Quant à la noirceur promise, on a beau avoir quelques têtes arrachées ou méchants écartelés, tout reste hors champ PG-13 oblige. On est plus près du Diable de Tasmanie que de Wolverine version Logan. C’est à se demander si quelqu’un est bien aux commandes du film parfois.

Reste Tom Hardy qui en fait des caisses mais qui semble s’amuser comme un petit fou. Du coup, il en devient invonlontairement sympathique. Bestial, Tom Hardy l’est assurément. Notamment en Venom. Et on ne peut qu’adhérer, malgré le trop plein, dans ce dédoublement en deux losers sympathiques (l’un terrien, l’autre extra-terrestre).

Venom

Venom est tellement nanar à gros budget qu’il en devient absurdement fun. Oui, on s’amuse par dépit mais on s’amuse quand même. Passée une première heure d’installation assez lente, c’est la surenchère d’effets spéciaux, de scènes d’action et de blagues à deux balles qui aussi débiles soit-elles divertissent.

Alors, oui Venom est une sacrée bouse mais dans une année où des blockbusters au nom de Tomb Raider, Pacific Rim 2, Solo, Ant-Man et la Guêpe ou encore Skyscraper ont été aussi vites oubliés qu’ils sont sortis, le film de Tom Hardy se démarque indéniablement. Pas sa bêtise certes mais il se démarque quand même. En tout cas, on a beaucoup ri ! Et on était pas les seuls dans ce cas dans la salle…. On ne risque pas d’oublier de sitôt Venom.

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