Tarzan : Alexander Skarsgard, roi de la jungle ? Notre avis sur le film

Notre avis

610 Un divertissement idéal pour ce début d’été entre grand spectacle et moment d’évasion. Visuellement captivant grâce à certaines scènes et grâce aux abdos du héros, Tarzan n’a pas la prétention d’être un film prise de tête et en même temps, ce n’est pas ce qu’on cherchait. Attention cependant aux effets spéciaux qui piquent parfois un peu les yeux. On espère que David Yates fera mieux avec Les Animaux Fantastiques !

Les aventures du Roi de la Jungle écrites par Edgar Rice Burroughs font leur retour au cinéma ce mercredi 6 juillet avec Tarzan. Pour la 46ème adaptation (oui, déjà !) c’est le suédois Alexander Skarsgard qui reprend le rôle titre. Mais faut-il se précipiter en salles ?

Tarzan, c’est un peu la suite d’un film qu’on a pas vu mais dont on connaît l’histoire. Dans le long-métrage réalisé par David Yates (Harry Potter), on retrouve John Clayton, troisième du nom et comte de Greystoke (Alexander Skarsgard), 10 ans après son retour à la civilisation. Envoyé en tant qu’émissaire au Congo, il va tomber dans le piège du redoutable capitaine Rom (Christoph Waltz) qui va capturer sa bien-aimée Jane (Margot Robbie). Tarzan va alors tout faire pour la sauver.







On a aimé :

– Alexander Skarsgard en Tarzan musclé

Révélé dans True Blood, Alexander Skarsgard trouve enfin un rôle à sa hauteur au cinéma. Enfin, surtout côté physique. Pour incarner Tarzan, le suédois a travaillé sans relâche durant des mois pour se sculpter un corps de rêve et des abdos à faire tourner les têtes. L’acteur de 39 ans est forcément à tomber mais il arrive aussi à retranscrire le côté animal de son personnage. On en redemande !



Tarzan



– Des scènes qui en mettent plein les yeux

Saut dans le vide, bataille à mains nues contre des animaux sauvages, Tarzan ne manque pas de scènes imposantes et impressionnantes. La 3D aide un peu à nous donner une sensation de réalisme et de vertige lors plusieurs séquences du film. Bon point aussi pour la scène de combat dans l’eau (on s’arrête là pour les anti-spoilers) que l’on pourrait presque penser sortie de 300.


– Des flashbacks mystiques

On vous l’a dit, Tarzan se passe environ 10 ans après la rencontre entre Jane et le Roi de la Jungle. Au départ, c’est donc un peu comme si on voyait la suite d’un film qui n’existe pas. Pour rectifier le tir au cas où les spectateurs ne connaissent pas l’histoire de Jane et Tarzan (on en doute mais bon, on ne sait jamais), David Yates a misé sur de courts flashbacks qui s’intègrent parfaitement à l’action et donnent un côté mystique au passé des personnages.



– Du grand divertissement

Tarzan remplit le contrat : des scènes impressionnantes, des acteurs au niveau, un scénario pas trop compliqué à suivre et de l’évasion. On en attendait pas forcément beaucoup plus et c’est tant mieux. Etre diverti sans se prendre la tête, c’est un peu la recette sur laquelle surfe le film et autant ne pas chercher à aller plus loin.



Tarzan



On a moins aimé :

– Un peu (trop) d’effets spéciaux

On s’en doute, Alexander Skarsgard n’a pas affronté de vrais gorilles ou sauté de liane en liane. Si Tarzan est visuellement bluffant, il tire parfois un peu trop sur les effets spéciaux ou sur les fonds verts un peu trop visibles même si on n’est pas dupes.

– Une histoire basique

Pour faire revenir le personnage de Tarzan sur le devant de la scène, les scénaristes ne se sont pas trop foulés. Jane est capturée, Tarzan part à la recherche de Jane. Pas de quoi gagner l’Oscar ! Si vous êtes allergiques aux histoires d’amour, ça va en tout cas être plutôt compliqué pour vous.



Tarzan



– Des seconds rôles vraiment en retrait

Comme vous avez pu le lire au dessus, on a aimé Alexander Skarsgard et il valait mieux. Car à part lui, les autres acteurs sont plutôt en retrait. Margot Robbie est assez peu présente à l’écran et Samuel L. Jackson tient simplement le rôle de sidekick. Dommage aussi que Christoph Waltz, toujours aussi convaincant en méchant sadique, soit lui aussi peu présent à l’écran.



par Aubéry Mallet