SPIDER-MAN HOMECOMING : un vrai summer popcorn movie ! (critique)

Notre avis

810 Spider-Man Homecoming est une vraie bonne surprise. Marvel signe un film éminemment fun et récréatif avec cette relecture teen des aventures de Peter Parker. Ne cherchez plus, voici le pop corn movie de cet été !

Pourtant ce n’était pas gagné d’avance. On craignait même le pire avec ce second reboot de Spider-Man depuis la trilogie de Sam Raimi. D’autant plus que l’optique du film était clairement teen.

On avait de quoi être effrayé par cette promesse de « baby spider-man ». Mais c’était sans compter sur Kevin Feige, big boss de Marvel, désormais associé au personnage autrefois propriété unique de Sony.

Spider-Man: Homecoming

Spider-Man a clairement été adopté par les Avengers depuis Civil War. Les héros Marvel sont d’ailleurs omniprésents dans la trame de l’histoire de Homecoming. On retrouve Tom Holland / Peter Parker de retour au lycée après avoir aidé les Avengers à combattre Captain America.

Galvanisé par son expérience parmi ses héros, le jeune new-yorkais de 15 ans rentre chez lui auprès de sa sexy tante May (Marisa Tomei), sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark (Robert Downey Jr). Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour (Michael Keaton), va mettre en danger tout ce qui compte pour lui…

Spider-Man: Homecoming

Tom Holland incarne un Spider-Man nouveau plus vif, drôle, élastique, pré-pubère, moins torturé et replié sur lui-même que ceux tenus par Tobey Maguire et Andrew Garfield. Le jeune britannique confirme les espoirs placés en lui dans Civil War et a une énergie de jeune chiot en chaleur prêt à semer la zizanie face à Iron Man et Captain America.

Spider-Man Homecoming c’est plus 2 heures de fun, bourrées de scènes comiques, de clins d’oeil, de caméos (on ne vous les révélera pas pour ne rien spoiler).

Spider-Man: Homecoming

Après les oubliables Spider-Man Amazing, Homecoming évite la sempiternelle origin story. Vous ne reverrez pas une troisième fois la scène de la morsure d’araignée ou celle de la mort d’oncle Ben. Jon Watts en fait rapidement mention au détour de conversations et se focalise ailleurs.

Son Spider-man est un pur teenage movie (il y a même une référence à La Folle journée de Ferris Buller de John Hugues). Parker est un jeune garçon impopulaire, avec un pote geek et joufflu, qui est incapable d’aborder la pin-up de sa classe dont il est follement amoureux. Homecoming reprend tous les codes des teen movies. Et c’est là sa force. C’est aussi ce qui le démarque des habituels films Marvel.

Spider-Man: Homecoming

On jubile à suivre le parcours de Tom Holland qui tente tant bien que mal de s’affirmer en super-héros et de jongler (souvent maladroitement) entre sa vie nocturne en collants et celle diurne d’étudiant modèle.

Pétillant, habilement monté, Homecoming fait preuve d’un sens du timing comique jubilatoire.

Spider-Man: Homecoming

On lui pardonnera ainsi ses scènes d’action de blockbuster parfois fouillies et peu lisibles (le combat dans les airs avec le Vautour autour d’un avion) qui ont du mal à rivaliser avec la mise en scène virtuose de Sam Raimi ou les grandes séquences de combat des frères Russo.

S’il n’a pas l’ambition visuelle de certains de ses aînés Marvel, Spider-Man Homecoming est une excellente récréation en attendant le mastodon Avengers Infinity War.

Avec l’excellent Planète des Singes Suprématie et le génialement jouissif Baby Driver et maintenant Spider-Man, l’été 2017 s’annonce bien plus réussi que celui de 2016. Et c’est tant mieux!

Evidemment comme tout le temps chez Marvel, il faut rester jusqu’à la toute fin. On ne vous en dira pas plus si ce n’est que les fans des Ramones auront le plaisir d’entendre « Blitzkrieg Bop » pendant le générique de fin. Hey, ho, let’s go !

Spider-Man Homecoming sera dans nos salles le 12 juillet prochain.

Spider-Man: Homecoming