Pirates des Caraïbes 5 : retour gagnant pour Johnny Depp ? – critique

Notre avis

710Jack Sparrow est de retour au cinéma dans Pirates des Caraïbes la Vengeance de Salazar. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, on est plutôt content d’un tel comeback. Non pas que ce film apporte un renouveau à la saga en nous plongeant dans une aventure rafraîchissante, mais il a au moins le mérite de nous faire oublier l’horrible Pirates des Caraïbes 4 et de nous faire comprendre que la franchise, malgré ses défauts, possède un bon potentiel qui ne demande qu’à être exploité.

Premièrement, c’est Jack Sparrow/Johnny Depp qui ressort gagnant de nouvel opus. Plus en retrait que dans les précédents – ce qui nous permet d’éviter l’overdose -, il profite de chaque scène pour briller, nous faire rire et nous rappeler que ce pirate est un personnage hors norme aux limites infinies.

Grâce à une meilleure maîtrise dans sa gestion à l’écran, ce film semble d’ailleurs être celui de sa renaissance. Alors que l’on a le droit à une plongée (plutôt cool bien que peu jolie visuellement) dans son passé, on constate que le personnage monte progressivement en puissance, passant du gros raté/boulet qu’on ne voulait plus voir au pirate manipulateur et ambitieux que l’on adore. Et ça fait du bien de le retrouver.

Pirates des Caraïbes 5

L’autre point fort de ce film se trouve dans ce qu’il propose. Alors on ne va pas y aller par quatre chemins, ce n’est pas Pirates des Caraïbes 5 qui révolutionnera la franchise grâce à son histoire. Si le film a le mérite de replonger dans la mythologie de la saga, il ne propose absolument rien de novateur dans son récit et on a une nouvelle fois l’impression de suivre la même histoire.

Néanmoins, ce défaut frustrant peut vite être oublié par son emballage. Et pour cause, Pirates des Caraïbes 5 est un « pop corn movie » assumé et très appréciable. A défaut de révolution scénaristique, on a ainsi le droit à une multitude de séquences impressionnantes et réjouissantes à l’écran. Ça va à cent à l’heure, on en prend plein les yeux, ça fourmille d’idées pour nous surprendre et – même si ça frôle parfois le « too much » ou la facilité -, ça reste efficace.

Du côté du casting, en plus d’un Johnny Depp qui revit à l’écran, Javier Bardem nous livre une prestation convaincante et inspirée. Pas aidé par un scénario simpliste, il arrive pourtant à faire de son rôle le méchant le plus flippant de la saga et à nous faire vibrer dès qu’il apparaît.

Concernant les deux petits nouveaux (Kaya Scodelario et Brenton Thwaites) ils font le boulot mais n’apportent pas grand chose de neuf. A l’image de ce film, leur apparition est efficace et appréciable, mais en rien surprenante. Enfin, Orlando Bloom ne sert pas à grand chose – si ce n’est à teaser la suite – ce qui est une grosse déception.

Au final, Pirates des Caraïbes 5 apparaît clairement comme un film de transition. S’il ne révolutionne rien, il permet néanmoins de tourner la page du 4ème film et d’en ouvrir une nouvelle pleine de promesses. Un divertissement qui se repose un peu trop sur ses

acquis mais qui sait être efficace dans il le faut.

par Quentin Piton

Pirates des Caraïbes 5