On l’appelle Jeeg Robot : un superhéros à découvrir de toute urgence – critique

Notre avis

710 Une origine story destroy à l’humour noir et à la violence explosive qui n’a rien à envier aux productions américaines. Bien au contraire.

Un voyou prolo loser, bourrin, pas très sociable qui ne mange que des yaourts à la vanille et ne regarde que des pornos (Claudio Santamarian, Romanzo Criminale) se retrouve doté de superpouvoirs après avoir nagé dans des produits radioactifs. Utilisant d’abord ses nouveaux talents pour ses braquages, il se retrouve à protéger malgré lui une fille sexy mais simplette (Ilenia Pastorelli) obsédée par Jeeg Robot une sorte de cousin de Goldorak. Face à eux la mafia et Fabio dit le Gitan, un méchant cartoonesque fan de variété italienne digne d’un Joker sous coke .

Voici en quelques mots le pitch de On l’appelle Jeeg Robot, premier film de l’italien Gabriele Mainetti et véritable déclaration d’amour au cinéma de genre. A l’instar de James Gunn avec Super il y a quelques années, cette origine story filmée pour seulement 2 millions de dollars prouve que le film de super-héros est possible en dehors de chez Marvel et DC Comics.

Riche en action débridée, en humour noir et en violence explosive, Jeeg Robot est un véritable plaisir tant il fourmille d’idées. On pense autant à Darkman, Incassable qu’à Taxi Driver ou encore à certains films de l’écurie Troma.

Difficile de résister à ce héros romain à la fois hors la loi et défenseur des opprimés au coeur aussi gros que ses couilles. Espérons que Jeeg Robot donne des idées aux producteurs français.

On l appelle Jeeg Robot

On l appelle Jeeg Robot